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2011-04-03T10:37:00+02:00

Les plantes des chamans : Uncaria tomentosa ou la griffe de chat

Publié par caroleone

 

 

Griffe_de_chat-Uncaria_tomentosa.jpg

 

 

 

 

Nom latin : UNCARIA TOMENTOSA

 

Famille : rubiacées

 

Nom français : griffe de chat

 

Nom espagnol : una de gato

 

Liane qui croît sur les arbres de 20 à 40 mètres de hauteur au coeur de la forêt amazonienne, principalement au Pérou.

 

Partie utilisée : l'écorce

 

1 gramme d'écorce dans 250 ml d'eau, laisser bouillir 5 à 10 minutes.

Consommer une tasse 3 fois par jour.

 

A utiliser uniquement sous avis médical ou d'un professionnel de la santé !

 

 

Composition:

 

- alcaloïdes oxindoles pentacycliques

- alcaloïdes oxindoles tetracycliques

 

 griffe_chat_ps-1.jpg

 

Propriétés :

 

C'est un stimulant immunitaire reconnu qui peut être mis en avant dans le traitement du cancer et du SIDA ainsi que dans le traitement des problèmes cardiaques.

 

Effets reconnus sur les tumeurs, la leucémie, les ulcères, les infections, l'arthrite.

 

- stimulant du système immunitaire

- anti oxydant

- anti-inflammatoire

- renforcement de la phagocyte

- diabète

- douleurs rhumatismales

- gonnohrée

- irrégularités du cycle menstruel

- maladie de lyme

- maladie de crohn

- plaies profondes

 

Il a été remarqué également une disparition des effets dûs au tabac après qu'un patient ai consommé la griffe de chat pendant une période comprise entre 2 et 3 mois. Ces poumons avaient retrouvé une couleur originale.

 

 

Etudes sur le  VIH :

 

La difficulté réside entre la différenciation des 2 types d'alcaloïdes présents dans la plante ( pentacycliques et tetracycliques) qui produisent des effets contradictoires dans la production ou l'induction des lymphocites.

A mon avis qui ne vaut pas son pesant d'or mais je vous le donne quand même : le prélèvement de la plante dans sa biotope, à l'aide des savoirs ancestraux indigènes ainsi que sa préparation ne peuvent qu'être recommandés afin de maximaliser toutes les vertus naturelles et pures de cette plante.

Les extraits et produits dérivés qui se trouvent dans le commerce des pays occidentaux ne sont que des faire-valoirs, de  pâles copies qui ne provoqueront chez les patients qu'un effet placebo, tant pis si je choque.

 

 

Utilisation en cosmétologie :

 

L'industrie de la cosmétique s'empare également de cette liane pour ses vertus amincissantes et l'intègre dans la composition de produits de beauté, manne commerciale quand tu nous tiens!!

 uncaria-2.jpg

 

Contre indications:

 

Femmes enceintes et allaitantes, enfants de moins de 3 ans, maladies auto-immunes ( sclérose en plaque), tension artérielle.

 

 

Chez nos amis indiens:

 

Les indiens Ashaninka, Campo et d'autres tribus de la forêt amazonienne au Pérou considérent la griffe de chat comme une plante sacrée ayant une action sur l'esprit autant que sur le corps. Elle possède aux yeux des ethnobotanistes d'évidentes et importantes propriétés médicinales.

Les scientifiques s'y intéressent à partir de 1974 et la popularité de l'uncaria devient grandissante en Europe et en Amérique du nord à partir des années 90.

 

Ashaninka20-150.jpg 

 

 

 

 

Les indigènes l'utilisent pour soigner :

 

- les tumeurs

- les inflammations

- les rhumatismes

- les ulcères gastriques

- la gonnorhée

- la dysenterie

- le diabète

- le cancer de l'appareil urinaire féminin

- les cirrhoses

- les abcès

- les hémorragies

- la régulation des cycles menstruels

- comme dépuratif

 

 

 

 

 

Le système médicinal des Indiens d’Ashaninka

 

Du point de vue des Ashaninkas, un homme se réduit à un être physique (ivatsa  = sa chair) et spirituel (isancane = sa profondeur) qui apparaissent au moment de la naissance. Les deux caractéristiques communiquent au moyen d'un élément de régulation (ineatatsiri = il lui parle). Des problèmes médicaux peuvent résulter de chacun de ces trois composants et sont classifiés en conséquence dans les maladies physiques évidentes (catsiarentsi = agissant dans la non-obscurité), les plaintes psychologiques cachés (mantsiarentsi agissant dans l'obscurité) et la deterioration de la régulation (aparentsi = dégénération). D’une autre façon tout à fait intéressante, il y a aussi trois autres niveaux de guérisseurs. Pour le traitement des maux simples, les personnes appelés 'anteaviari' (ayant une grande connaissance de la médecine) sont consultés. Des leaders intellectuels et des soigneurs, appelés 'seripeari' (qui prennent du tabac) travaillent dans les domaines socios-religieux et socio-médicinaux. Ils incluent la famille ou même le village du patient dans le remède qui peut être une thérapie de comportement ou un tabou. Les hommes sélectionnés qui respectent un régime végétarien et un célibat sont nommés à sancoshi (le savoir des signes) après des années d'éducation par leurs mentors dans la solitude complète en pleine forêt. Comme les prêtres, ils protègent l'harmonie dans le monde et les indivilualités humaines comme conseillés par le Dieu Pava. En effet, l'expression Ashaninka pour 'je suis sain' (nocaratanaje) signifie littéralement 'je porte l'harmonie'. Pendant la saison pluvieuse, la maladie a souvent été attribué à l'introduction de l’'irampavanto' (la femme de nuage) dans les villages. Pour saper 'la mère de la maladie', les symptômes sont traités avec des préparations d'herbes (avintarontsi = la médecine), des régimes, des thérapies d'irritation (Urera baccifera, Urticaceae; nom en espagnol : chalanga morada), des tabous et des rituels. Dans des cas sérieux 'la mère de la maladie’ (ina-, par exemple inaporoqui = mère dans le visage ; la cause de la variole) est éliminé par des médicaments toxiques (quepearivenqui des plantes de guérison toxique), par exemple une décoction d’écorce de Lonchocarpus sp. (Fabaceae) comme les pyretogènes. Un antibiotique de la policlinique serait aussi assigné à cette catégorie. Les problèmes psychologiquement causés sont souvent assimilés à des questions religieuses.

 

Les traitements incluent des mesures socio- psychologiques aussi bien que des remèdes d'herbes, par exemple des décoctions de coca Erythroxylone (Erythroxylaceae) des feuilles (nocaneshi = mon apport de brume) ou des médicaments anxiolytiques Banisteriopsis caapi (Malpighiaceae). On considère l'inquiétude comme étant le principal facteur perturbateur dans la communication entre le corps et l'esprit. Les préparations de plantes puissantes (saventaro) sont utilisés pour éliminer cette perturbation et  reconstituer une bonne santé. Ces plantes sont connus pour être peuplées par les bons esprits (manincaarite = la vie cachée dans l'eau). Il reste à savoir, s’il y en a plus d’une, à combien d’espèces, ce titre de noblesse est attribué, mais l’U. tomentosa fait parti de ceux-là. Elle n'est pas considérée comme une plante guérisseuse parce qu'elle est attribuée à la sphère de la religion. Seulement le 'sancoshi' des prêtres est capable de percevoir la présence des bons esprits dans les plantes individuelles de cette espèce. En conséquence, on le trouve dans aucun livre péruvien de plantes thérapeutique, mais dans un des dictionnaires (Kindberg, 1980) qui parle du ' saventaro d'una de gato, espezie de planta espinoza' ce qui fait clairement référence à l'Uncariae. Ces résultats révèlent un système médicinal intégré avec un lien très fort entre la religion et la médecine.

 

 

http://www.samento.com.ec/sciencelib/frn4lym/uncariatomentosa.html

 

 

 

 

Certaines tribus de la forêt amazonienne sont persuadées détenir dans leur selva le remède contre le SIDA. Est-ce uncaria tomentosa ?

Les recherches des scientifiques qui continuent le démontreront un jour ou l'autre mais je reste persuadée que la "pachamama" a mis sur terre à notre disposition la solution aux maux des hommes car contrairement à ces derniers, elle respecte le vivant ainsi que tous ses composants.

 

Caroleone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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