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2011-07-21T17:51:00+02:00

A la découverte des simples : L'aubépine

Publié par caroleone

 

31. L'AUBEPINE

 

 

Nom latin : crataegus laevigata  ou oxyacantha

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Noms français : aubépine à 2 styles, aubépine épineuse

 

 

Famille : rosacées

 

Espèce courante en Europe, Afrique du Nord et Amérique du nord

 

Origine du nom : du grec « krataigos », fort comme le bois utilisé pour la fabrication d’armes

 

Symbolisme : espérance, fidélité

 


 

Description :


 

Taille : 2 à 3 mètres parfois plus


Ecorce : brune écailleuse


Feuilles : caduques, alternes, simples, trilobées au sommet


Fleur : blanche ou rose, très odorantes, 2 à 3 styles


Fruit : rouge, ovoïde, 2 noyaux


Peut vivre jusqu’à 500 ans

 

Espèce héliophile

 

 

Nom latin : crataegus monogyna jacq.

 

 

 

 

 

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Noms français : aubépine à un style, aubépine monogyne, épine blanche

 

De « monogunus » : à un seul ovaire (un seul style)

 

 

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Description :


 

Taille : 2 à 3 mètres


Ecorce : gris brun, écailleuse


Feuilles : caduques, alternes, simples, lobées, grandes stipules dentées


Fleur : blanche ou rose, très odorantes, en bouquets, à un style


Fruit : rouge, ovoïde, une seule graine


Hermaphrodite, espèce héliophile

 

Les principes actifs  des deux espèces :

 

-          Sesquiterpènes

-          Acides-phénols

-          Triterpènes

-          Acides

-          Ursane

-          Flavonoïdes (1 à 2%)

-          Hypéroside

-          Spiréoside

-          Rutoside : le crataéoside

-          Amines

-          Histamine

-          Tanin

-          Vitamine C

 

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Indications pour les deux espèces :

 

-          Action cardiovasculaire : coronarites, troubles mineurs du rythme cardiaque, éréthisme de l’adulte, palpitations, états neurotoniques

-          Insomnies (en association avec la passiflore et la valériane)

-          Anxiété, nervosité, émotivité excessive

-          Hypertension artérielle

-          Bouffées de chaleur

-          Bourdonnements d’oreilles

-          vertige

Cette plante doit ses principales propriétés à des substances qui détendent et dilatent les artères coronariennes, et qui agissent comme anti-oxydantes : elles font baisser le risque de dégénérescence des vaisseaux sanguins.

 

* La Commission E et l'ESCOP (instances européennes en phytothérapie) reconnaissent l'efficacité de l'extrait d'aubépine (feuilles et fleurs) pour traiter l'insuffisance cardiaque congestive LEGERE ou modérée (coeur sénile ou "fatigué") : insuffisance cardiaque avec dyspnée à l'effort, un peu d’œdèmes périphériques.


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POSOLOGIE

 

Parties utilisées :

 

Les fleurs (flos crataegi) et les sommités (folium crataegi cum flores) en mai/juin

 

Infusion (tisane) : 5g d'aubépine sèche dans 1/2 litre d'eau très chaude, 10 mn d'infusion, 1 à 2 fois par jour tiède ou froide


Teinture alcoolique (teinture-mère au 1/10) : 50 à 100 gouttes 3 fois par jour

Poudre totale : 2 à 4 g par jour


Extraits : capsules et comprimés : 100 mg à 400 mg, trois fois par jour, d'un extrait standardisé (il existe plusieurs standardisations : par rapport aux flavonoïdes (2,25 à 3%) ou par rapport au contenu en proanthocyanidols (18 à 20%).


On utilisera plutôt des extraits standardisés pour traiter l'insuffisance cardiaque modérée

L'utilisation d'aubépine ou d'extraits de Crataegus (aubépine) est sans effets secondaires indésirables notables (parfois quelques petits troubles digestifs), la toxicité de la plante est considérée par les spécialistes comme négligeable.


Le traitement doit être poursuivi pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois

 

 

cupidon

 

 

L’aubépine, plante de l’amour, fleur nuptiale


 

A Athènes :

 

Les jeunes mariées étaient conduites à leurs noces, un rameau d’aubépine à la main pour avoir toutes les chances de connaître le bonheur, la santé et la prospérité.

 

A Rome :

 

La porte de la chambre nuptiale était recouverte de rameaux fleuris, l’époux était tenu d’accompagner son épouse un rameau d’épine blanche à la main.

Dès qu’un enfant venait au monde, un bouquet ornait son berceau pour lui porter chance et chasser les mauvais esprits.

 

Pour les druides celtes :

 

Elle était une plante féérique vénérée pour le bonheur qu’elle apportait à la communauté.

 

 

 

 

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2011-07-20T18:06:00+02:00

A la découverte des simples : La grande camomille

Publié par caroleone

30. La grande camomille

 

 

250px-Koeh-036.jpg

 

 

 

Noms latins : Tanacetum parthenium L.

                       Chrysanthemum parthenium L.

                       Matricaria parthenium L.

                       Leucanthemum parthenium L.

 

Noms français : Grande camomille, partenelle, pyrèthre doré


Nom Kallawaya : Chakapari


Nom espagnol : yerba de santa maria

 

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Elle est native des Balkans et se rencontre en Europe et en Amérique du nord

 

Petite description :

 

Plante herbacée

 

Tiges : rameuses


Feuilles : molles, pennatiséquées, fortement odorantes


Inflorescence : corymbe de capitules


Fleurs : ligulées femelles blanches, tubulées jaunes, hermaphrodites


Fruits : akènes

 

Plante nitrophile (qui aime les composés azotés), elle croît au voisinage des habitations, le long des murs, des décombres humides.

 

 

camomille.jpg

 

 

 

Sa composition :

 

-          Parthénolide (antimigraineux)

-          Sucs amers

-          Sesquiterpène

-          Flavonoïde

-          Huile essentielle camphrée

-          Tanins

-          Mucilage

 

 

Le parthénolide contenu dans les fleurs et les feuilles de la grande camomille est un principe actif qui agit en diminuant l'action de certains neurotransmetteurs (dont la sérotonine, l'adrénaline te l'acétylcholine) sur les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Ainsi, le parthénolide jouerait le rôle d'un antispasmodique en bloquant principalement la libération de sérotonine et serait donc efficace pour prévenir les crises migraineuses.

Le parthénolide, entre autres actions possibles, s’opposerait in vivo (Robert Clarke février 2010) à la résistance des cellules du cancer du sein au tamoxifène.

 

Pour le traitement contre les migraines, un traitement sur 3 mois permet de diminuer très nettement la fréquence et l’intensité des migraines et soulage les personnes souffrant de cette affection.

 

 

 

grande-camomille.jpg

 

 

 

Indications :

 

-          Analgésique

-          Fébrifuge

-          Antirhumatismal

-          Règles douloureuses

-          Antispasmodique

-          Antiparasitaire

-          Troubles digestifs

 

Parties utilisées :

 

Capitules floraux (flos matricariae seu parthenii) et sommités (herba matricariae seu parthenii)

Récoltées de juin à septembre

 

Pour une tisane consommée 3 fois par jour :

 

2 cuillérées à café de plante sèche par tasse d’eau

 

Alforja

 

 

 

 

Son utilisation chez les médecins Kallawaya

 

Les feuilles et fleurs fraîches ou sèches : en infusion :

Facilitent la digestion, contre les douleurs stomacales


En décoction : contre les palpitations cardiaques


Fraîches : pour soigner les plaies buccales

 

Fleurs fraîches ou sèches en application comme antiputride sur les ulcères et les plaies purulentes.

 

 

grandecamomille.jpg

 

 

 

 

 

 


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2011-07-19T22:03:00+02:00

A la découverte des simples : Le millepertuis officinal

Publié par caroleone

29. Le millepertuis officinal ou perforé

 

UNE DE MES PLANTES AMIES…….

 

 

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Son nom latin : Hypericum perforatum  L.

 

Quelques uns de ses noms français : millepertuis perforé, herbe de la St Jean, chasse-diable, herbe aux fées…..

 

Plante pérenne poussant sur les coteaux secs, les prairies ensoleillées, les pâturages.

C’est une espèce courante en Europe, en Asie et en Afrique.

 

Anecdote :


Le millepertuis tire son nom de petites glandes translucides qui donnent l’impression qu’il est perforé de ‘mille trous’. Pour expliquer cette singularité, une légende raconte qu’une jeune fille, poursuivie par le diable, se cacha dans un champ de millepertuis. Afin de la retrouver, Satan aurait troué toutes les feuilles de la plante.

 

Dans le langage des fleurs : animosité

 

 

Description :

 

Plante d’une hauteur de 25 à 50 cm

 

Tige : dressée et rougeâtre


Feuilles : sessiles, simples, opposées, de forme oblongue, ovoïdes qui présentent des petits points noirs sur les bords


Inflorescence : jaune doré


Fruit : capsule


Saveur aromatique, amère, astringente


Odeur balsamique

 

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Le millepertuis est inscrit à la pharmacopée française depuis 1818.


C’est une plante héliophile (qui recherche le soleil) et calcicole (qui préfère les sols riches en calcium et ne supporte donc pas les sols acides).


Son usage médical remonte au moins à 2400 ans, Dioscoride le préconisait sur ses ordonnances.


Au moyen-âge : il était prescrit pour éloigner la mélancolie.

 

On récolte les sommités (herba hyperici) en juillet/août

 

On peut par exemple faire une tisane à consommer dans la journée avec :

 

1 à 2 grammes de plante sèche pour ¼ de litre d’eau, en infusion ou en décoction.

 

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Composition :

 

-          Tanins (16% dans les fleurs)

-          Flavonoïde : hypéricine

-          Glucosides : rutine, hypérine, catéchol, péflavite (vitamine P)

-          Hyperforine

-          Résine

-          Huile essentielle

-          Pectine

-          caroténoïdes

 

         

Ses propriétés :


 

-          Sédatif, dépressions légères à modérées

-          Cholagogue

-          Anti-inflammatoire : estomac, foie, vésicule, reins

-          Affections gynécologiques

-          Bactéricide, fongicide

-          Analgésique

-          Anti diarrhéique

-          Anxiolytique

-          Antiviral

-          Antioxydant

-          Troubles déficitaires de l’attention


C’est un inhibiteur de la recapture de certains composants : dopamine, sérotonine et norépinéphrine d’où son action dans la dépression.

 

 

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Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS ; SSRI en anglais) sont une classe d'antidépresseurs. Ils opèrent dans le cerveau afin d'augmenter le taux de sérotonine (5-hydroxytryptamine ou 5-HT), un neurotransmetteur, dans la synapse par inhibition de sa recapture.

Les ISRS sont fréquemment prescrits, outre leur indication principale qui est la dépression nerveuse, dans les cas d'anxiété, de trouble obsessionnel compulsif et de troubles de l'alimentation. Ils sont aussi efficaces chez 60% des hommes pour traiter l'éjaculation précoce.

Les ISRS induisent une légère dépendance. Ils ne semblent pas significativement plus efficaces que les antidépresseurs tricycliques qui étaient indiqués dans ces pathologies avant l'avènement des ISRS, mais ils présentent l'avantage d'être nettement moins toxiques et présentent moins de risques de surdose, accidentelle ou non (suicide). Ils présentent aussi moins d'effets secondaires.

 

 

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Dépression majeure

L'analyse indépendante la plus récente, menée par le groupe Cochrane, a couvert 29 essais cliniques et plus de 5000 patients. Le millepertuis est d'une efficacité comparable aux ISRS, les antidépresseurs conventionnels1, dans la dépression majeure. Sa tolérabilité est supérieure, puisqu'elle est comparable à celle d'un placebo2 soit, d'après le groupe Cochrane, des taux d'effets indésirables équivalents à la moitié et au cinquième des taux pour les ISRS et les tricycliques (exemple : imipramine), respectivement.

Dépressions légères et modérées

Les études sur le millepertuis dans les dépressions légères et modérées indiquent également une efficacité comparable à celle des antidépresseurs agissant sur la recapture de la sérotonine (ISRS)3.

Les effets antidépresseurs du millepertuis sont dus principalement à l'hyperforine4 (en usage interne et au long cours).

Il est aujourd'hui autorisé à la vente en tant que médicament, comme en Allemagne depuis 1984, car de nombreuses études cliniques ont prouvé son efficacité. La dernière étude publiée en 2005, montre que le millepertuis est aussi efficace sur la durée que l'antidépresseur de référence (l’Imipramine), mieux toléré et avec moins de risques de rechute.

 

 

L’huile de millepertuis est conseillée pour les brûlures et les contusions.

 

De nombreuses interactions médicamenteuses à prendre en compte avec cette plante :


-          Déconseillé avec d’autres antidépresseurs

-          Traitements avec des anticoagulants oraux

-          Ciclosporine

-          Antirétroviraux (anti VIH)

-          Irinotécan

-          Anticonvulsivants

-          Digoxine

-          Théophylline

-          Contraceptifs oraux

 

 

 

 

 

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2011-07-16T19:14:00+02:00

A la découverte des simples : L'amarante

Publié par caroleone

28. L'amarante

 

 

 

L’amarante,  la plante sacrée des aztèques fait de la résistance !!

 

 

 

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L’amarante qui compte environ une soixantaine d’espèces est originaire d’Amérique centrale, du Mexique et d’Asie.

 

C’est la plus ancienne variété qui aurait été découverte dans la région de Veracruz où elle serait connue depuis plus de 4000 ans.

 

Ses noms courants français sont Amarante, blé des incas

 

Son nom latin : Amaranthus

 

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                                                                  Amaranthus caudatus

 

 

 

Les variétés qui étaient cultivées par les aztèques et les Incas sont :

 

-          Amaranthus hypocondriacus

 

-          Amaranthus cruentus ou amarante rouge ou couleur de sang

 

-          Amaranthus caudatus ou amarante queue de renard

 

 

 

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                                                                          Amaranthus hypocondriacus

 

 

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                                                                      Amaranthus cruentus

 

 

 

Le nom amarante provient du grec ancien formé du privatif-a (sans) et de maranthos (qui se fane) : plante qui ne fane pas d’où sa réputation d’immortalité chez les aztèques.

 

Anecdotes :

 

L’amarante donne son nom à une couleur.

 

Dans le langage des fleurs, elle signifie l’immortalité.

 

Le groupe Nightwish dans l’album Dark passion play consacre une chanson à l’amarante (amaranth) : « Caresse l’unique, celle qui ne fane jamais (…) caresse l’unique, l’amarante cachée, dans la terre de l’aube. »

 

 

 

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Petite description succincte :

 

Taille : de 1 à 2 mètres

 

Feuilles : alternes, portées par un long pétiole, limbe vert tendre

 

Fleurs : minuscules, très nombreuses regroupées en épis cylindriques , hermaphrodites, à calices scarieux et bractées colorées

 

Couleurs : blanc verdâtre, jaune, rouge pourpre pour les bractées

 

Fruit : akène contenant une minuscule graine (1à1.5 mm) allant du blanc à marron-rouge, noir

 

Croissance rapide

 

Floraison : été, automne

 

 

 

 

 

L’amarante chez les aztèques

 

 

 

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Elle était une plante sacrée comme les haricots et le maïs chez les aztèques qui l’utilisait comme aliment principal et dont la culture est alors à son apogée. Elle fournissait à ce peuple de grandes ressources nutritionnelles, thérapeutiques et rituelles. Elle était dédiée aux morts, liées aux sacrifices et considérée comme symbole d’immortalité.

 

C’était une importante source de protéines pour ce peuple qui en était sévèrement privé.

Les graines étaient consommées grillées (comme le pop-corn), sous forme de farine, les feuilles cuisinées comme légumes comme des épinards.

Après la conquête espagnole, Cortez fait la chasse aux plantes sacrées utilisées dans les rituels aztèques, elles sont interdites et les jardiniers qui continuent de la cultiver, sévèrement réprimés. Elle disparaît peu à peu de l’alimentation mexicaine dans laquelle elle constituait une composante de nombreux plats comme les tamales, les sauces, les tortilles et les boissons.

 

Durant les fêtes religieuses aztèques, des figurines élaborées à partir de la pâte d’amarante étaient offerts aux dieux du panthéon aztèque et quelquefois consommées lors de certains rituels religieux.

 

Comparée à d’autres céréales (ce qu’elle n’est pas), elle contient beaucoup plus de protéines, d’une meilleure qualité car ses acides aminés sont plus équilibrés.

Elle contient 2 fois plus de fer et 4 fois plus de calcium que le blé dur.

 

 

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De grandes valeurs nutritionnelles et médicinales

 

L’amarante est une sorte de bombe nutritionnelle : selon une étude réalisée en 1975 par l’académie nationale des sciences des EU sur les végétaux possédant un grand potentiel nutritionnel mais étant sous-exploités à démontré que la culture de l’amarante est l’une des 36 plus prometteuses du monde.

Elle reprend ses droits en Amérique centrale surtout au Mexiques et elle est en passe de regagner son statut de produit alimentaire.

Ses petites graines nutritives n’ont pas besoin de l’aide de produits chimiques pour arriver à nourrir la planète, ce n’est pas monsanto qui remplira ce rôle en bloquant toutes les plantes génétiquement, ces dernières savent très bien remplir leur rôle nourricier, si tant est que l’homme en ai conscience en cultivant ces plantes anciennes, riches en principes actifs.

 

Dans cet article il est question du Mexique et des Aztèques mais cette plante était aussi consommée sous les même formes par les Incas et leurs descendants Quechuas et Aymaras.

 

Cette plante adaptée aux zones sèches, poussant sur des sols pauvres, peu exigeante pour croître, est une ressource protéinique inestimable pour les peuples di tiers-monde.

De plus ces feuilles astringentes et diurétiques sont rafraîchissantes, son goût est léger et épicé.

 

 

Les graines sont utilisées dans l’industrie cosmétique et les colorants dont la couleur rouge est due à des bétacyanines.

 

 

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De nombreux principes actifs :

 

-          Fer

-          Lysine

-          Méthionine

-          Tryptophanes

-          Magnésium

-          Phosphore

-          Potassium

-          Cuivre

-          Zinc

-          Calcium

-          Acide folique

-          Acide pantothénique

-          Riboflavines

-          Thiamine

-          Niacine

-          Vitamines A, B, B9, C, E

 

 

Cette plante ne contient pas de gluten

 

 

 

Propriétés médicinales

 


 

Elles sont nombreuses :

 

 

La principale est que cette plante améliore la croissance, le développement et la conservation de la vie.

Sa richesse en protéines( 12 à 16 %) la rend utile dans les régimes végétariens.

C’est un antioxydant, elle diminue le taux de cholestérol, de diabète, d’hypertension, elle combat l’obésité, les diarrhées, elle est diurétique, emménagogue, galactogène et oestrogénique.

C’est également un espoir contre le traitement du SIDA grâce à la haute teneur en lysine dans cette plante.

 

En usage externe, elle est utilisée comme antiprurigineuse, calme les démangeaisons et les irritations grâce au pouvoir émollient de ses mucilages.

 

Une vraie bombe naturelle en effet !!

 

La nature est bien faite, elle reprend toujours ses droits, ses plantes sacrées ne l’étaient pas pour rien, les aztèques et d’autres civilisations  ne s’y sont pas trompés.

Il n’y a bien que l’homme évolué pour mettre de côté toutes ses plantes aux multiples vertus pour donner dans le chimique soi-disant sensé fournir aux pauvres une nourriture plus abondante.

 

 

 

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L’amarante, le boomerang naturel anti-Monsanto

 

 

 

 

Quand les mauvaises herbes aiment les OGM 


Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. Cette adventice envahit maintenant les terres cultivées aux Etats-Unis.

 

Pas marrante, l’amarante...


Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

 

Comment en est-on arrivé là ?


Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

 

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

 

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

 

 

 

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Amaranthus cruentus

 

 

 

L’amarante vous salue bien…


En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

 

Un manque flagrant de statistiques et d’informations


On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

 

Jean Etienne

 

Plus d’info : http ://www.futura-sciences.com/fr.

 

 

 

 

 

 

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Caroleone

 

 

 

 

 

 

 

 

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2011-07-01T11:26:00+02:00

La gentiane

Publié par caroleone

 

Nom latin : gentiana lutea

 

 

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Autres noms : gentiane officinale, jouvansanne, quinquina d’europe, quinquina des pauvres, lève-toi-et marche

 

Famille : gentianacées

 

C’est une espèce protégée cultivée pour les besoins de la médecine.

 

 

 

 

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Plante vivace (50 ans et plus) fleurissant au bout d’environ 10 ans. Commune après 900 mètres d’altitude dans le massif central, les Alpes, le Jura, les Vosges et les Pyrénées, elle est originaire des Carpates.

 

Petite description :

 

Feuilles : opposées, ovales, entières, celles du sommet ont sessiles et embrassantes.

 

Fleurs : jaunes, 5 à 9 pétales étroits et soudés à la base


Fruits : à maturité l’ovaire se transforme en une capsule ovoïde aiguë et les masses de fleurs étagées à la partie de la tige ressemblent à des nids d’animaux étranges. Les capsules contiennent de nombreuses petites graines ailées, un seul pied peut en donner plusieurs milliers chaque année.

 

 

Partie récoltée : la racine (gentianae radix) âgée de plus de 7 ans

 

 

Cette récolte se fait uniquement dans le massif central par les gençanaïres à l’aide d’une grande fourche nommé « la fourche du diable » qui possède un manche de 1.80 m et pèse 14 kg. Ils peuvent extraire jusqu’à 200 kilos de racines par jour. Ce travail pénible s’effectue de mai à octobre, les racines sont ensuite mises à sécher au soleil, entières ou tronçonnées.

 

 

 

 

 

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N.B. : Les récolteurs inexpérimentés auront garde de ne pas confondre la gentiane avec le vératre blanc (Vera­trum album L., Liliacées), plante e~ vélléfteuse, assez semblable d'allure et croissant dans les mêmes lieux. On le distinguera sans peine à ses feuilles alternes velues en dessous, à ses fleurs blanches en panicule ample, à son odeur désagréable. C'est surtout dans sa jeunesse, avant d'avoir fleuri, et lorsque ses feuilles ovales, nervées longitudinale­ment, peuvent lui donner l'aspect des jeunes gentianes, que le vératre est un piège redoutable. Examinez bien l'implantation des feuilles sur la tige : elles sont toujours opposées chez la gentiane.

 

 

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                                               Pour ne pas confondre : Vératre blanc, on voit bien les feuilles alternées

 

 

 

 

 

 

 

 

med-Visoflora-feuille-de-gentiane-607-copie-1.jpg                                                La gentiane avec ses feuilles opposées

 


 

Principes actifs :

 

-       Sucs amers

-       Glucosides ( gentiopiarine, amarogentiine)

-       Alcaloïdes

-       Xanthones

-       Sucres

-       Huile essentielle

-       Principes amers (secoirridoïdes)

-       Tanins

-       Mucilages

 

 

 

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Indications :

 

-       Apéritif ( aide à stimuler l’appétit dans les cas d’anorexie)

-       Tonique nerveux

-       Tonique stomacal

-       Tonique circulatoire

-       Digestif

-       Anitiseptique

-       Antirhumatismal

-       Vasoconstricteur

-       Antidépresseur

-       Fébrifuge

-       Fortifiant

-       Antiémétique

 

Pour les troubles digestifs vous pouvez faire une tisane :


Pour une tasse d’eau (200ml), 1 gramme de racines séchées, laisser infuser 10 minutes, boire une tasse avant les repas ou après.

 

 

 

 

 

 

cupidon

 

La gentiane jaune, plante de l’amour ?

 

En effet elle mérite de figurer parmi les plantes capable d’entretenir une libido performante ou d’améliorer celles déficientes en raison d’un mauvais état général grâce à ses vertus toniques et stimulantes.

Pour la rendre plus performante, il est conseillé de l’associer au fenouil, à la réglisse et à l’angélique.


Encens chaud chaud chaud :


Pour les soirées d’amour, il est conseillé de préparer un encens avec un volume de racines de gentiane sèche, 10 volumes de benjoin et d’y ajouter 10 feuilles de roses rouges, le tout à brûler sur un petit encensoir !!


Je n’ai pas testé !!

 

 

 

 

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Apéritif tonique

 

Dans un bocal mettre à macérer pendant 15 jours :

 

-       50 gr de racines sèches de gentiane

-       Recouverts de 35 cl d’eau de vie


Filtrer, remettre à macrére en ajoutant 150 grammes de sucre, 75 cl de vin blnac, 2 cuillérées à soupe bombées de poudre de réglisse, ½ cuillérée à café de poudre de gingembre.

Laisser macérer à nouveau 15 jours.

Filtrer et laisser vieillir au moins 30 jours avant de déguster.

 

 

 

 

 

 

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