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Articles avec #plantes medicinales ou simples catégorie

2013-08-16T14:00:47+02:00

A la découverte des simples : La myrtille

Publié par caroleone
A la découverte des simples : La myrtille
33. La myrtille commune

Son nom latin : Vaccinium myrtillus L.

Sa famille : éricacées

Arbrisseau bas aux rameaux rampants donnant naissance à des tiges anguleuses de couleur verte, richement ramifiées et couvertes de feuilles alternes, ovales et caduques.

Les fleurs en forme de vésicules verdâtres à rosées sont isolées à l’aisselle des feuilles.

Les fruits sont des baies bleues.

La myrtille forme des colonies étendues dans la forêts hautes, sur substrat acide, humique, riche en résidus organiques.

La myrtille était inconnue des Anciens. Pline parle d'une Vaccinia qui est une tout autre plante. Aucun mythe, aucun symbole, aucune légende ne s'y attache. Les auteurs du Moyen Âge qui la mentionnent taisent son action principale, antidiarrhéique, qui a du être découverte par l'empirisme populaire et s'est vérifiée par l'analyse scientifique. On en extrayait jadis une matière colorante d'un bleu sombre qui teinte d'ailleurs les dents et la langue des gourmands.

A la découverte des simples : La myrtille
En médecine

On récolte les feuilles (folium myrtilli) de juin ) octobre et les fruits (fructus myrtilli) de juillet à septembre

Composition des feuilles

Tanins

Acides organiques

Glucoquinines (substances hypoglycémiantes)

Soins : traitement du diabète, des troubles gastro-intestinauxn inflammations de la vessie

Elles entrent dans la composition des tisanes antisclérosiques.

Composition des fruits

Ils sont ramassées à la main et consommés frais, séchés ou en confitures.

Eau (85%) Glucides (9%) Lipides (0,5%) Protides (0,6%) Fibres alimentaires (4%)

La myrtille fraîche a un apport énergétique modéré avec 50 calories pour 100g

Sucres : 10g pour 100g dont fructose, glucose, pentose et saccharose.

Minéraux : 300mg pour 100g dont potassium, magnésium, calcium, sodium, fluor,phosphore, fer, zinc, manganèse et différents autres oligo-éléments.

Vitamines : Vitamine C 20 mg pour 100g, Vitamines P dont Biflavanes 125mg pour100g, Catéchines 25à 30 mg pour 100g, Vitamine E 2 mg pour 100g, provitamine A 0.03mg pour 100g et différentes vitamines du groupe B, (vitamines B1, B2, B3, B6, B9).

La preuve scientifique de l'action des myrtilles sur les pathologies oculaires remonte aux années 1980. Les pouvoirs antioxydants de la myrtille sont à l'origine des effets protecteurs et bénéfiques sur la cataracte.

Le vin de myrtille, la compote et l’extrait alcoolique ont des effets antidiarrhéiques.

Les jus, compotes et marmelades sont efficaces pour soigner les inflammations de la bouche et du larynx.

A la découverte des simples : La myrtille

La Myrtilline «l’insuline végétale»,substance hypoglycémiante mise en évidence par l’Américain Allen, diminue de manière spectaculaire le taux de sucre dans le sang.

Les Anthocyanides seraient responsables de l’efficacité dans le traitement des infections urinaires.

Les Antioxydants jouentun rôle protecteur vis-à-vis des petits vaisseaux sanguins et les capillaires. En s’opposant à l’agrégation plaquettaire, ils favorisent une bonne fluidité du sang, avec réduction du risque des maladies cardiovasculaires et du cancer.

Le Human Nutrition Research Center on Aging du département de l’Agriculture, à l’Université de Tufts de Boston, confirme par ses études que la myrtille retarde le processus de vieillissement. Ces résultats s’expliquent par la capacité des antioxydants de neutraliser les radicaux libres qui causent le stress oxydatif, partiellement responsable des problèmes dus au vieillissement.

Les Flavonoïdes comme le beta-carotène ont des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient aussi jouer un rôle dans le traitement de la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Les Fibres : sa richesse en fibres lui confère des propriétés astringentes,antiseptiques avec une action bénéfique sur le transit intestinal.

La cure de myrtille est un complément qui ne saurait en aucune manière remplacer un médicament ou se substituer à un traitement médical.

A la découverte des simples : La myrtille

En cuisine

Les baies peuvent être consommées fraîches ou être utilisées en pâtisserie pour confectionner des tartes et divers autres gâteaux. La tarte aux myrtilles est un dessert de saison traditionnel dans les régions montagneuses d'Europe (Alsace, Massif central, Savoie, Vosges, massif ardennais, ...). Le muffin aux myrtilles est un classique de la pâtisserie américaine.

Les myrtilles peuvent également être utilisées pour faire des confitures, des sirops, des sorbets, des tisanes, des eaux-de-vie, des liqueurs ou des vins.

La tarte aux myrtilles

Recette du terroir corrézien

Pour 6 à 8 personnes

1 pâte à tarte sablée

500 g de myrtilles

100g de sucre en poudre

50 g de poudre d’amandes

2 œufs

20 cl de crème entière liquide

Faites précuire votre pâte à blanc, pendant 15 minutes. Pendant ce temps mettez les myrtilles et le sucre dans une casserole et chauffer à feu assez vif. Cuisez 5 minutes environ, les fruits doivent rendre pas mal de jus. Égouttez les myrtilles et gardez le jus. Dans un saladier, mélangez les œufs, la crème et la poudre d’amandes. Ajoutez les myrtilles et un peu de leur jus (2 à 3 cuillerées à soupe)

Répartissez le mélange sur le fond de tarte précuit puis enfournez à 180) 25 minutes

Liqueur de myrtille

Ingrédients pour 20 personnes

1 litre d' eau-de-vie

1 bout de bâtons de cannelle

350 grammes de sucre

1/4 de litre d' eau

500 grammes de myrtilles


• Réalisez la recette "Liqueur de myrtille" directement en bouteilles.
• Laver les myrtilles et les égoutter. Les faire macérer avec la cannelle dans l'eau-de-vie pendant 1 mois. Passé ce temps faire un sirop de sucre. Filtrer l'alcool et mélanger avec le sirop. Verser dans des bouteilles et boucher.

Réglementation en France

La cueillette des myrtilles est réglementée en France, notamment dans les réserves naturelles. Les règlements, différents d'un lieu à l'autre, évoluent également d'une année à l'autre.

Source : wikipédia, livre perso, myrtilles cambo.fr, 1001 cocktails

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2013-08-16T13:45:36+02:00

A la découverte des simples : La bruyère commune

Publié par caroleone
A la découverte des simples : La bruyère commune
32. La bruyère commune

Son nom latin : calluna vulgaris (L.) Hill

Ses autres noms : Brande, Bucane, Calune, Grosse Pétérolle

Sa famille : Ericacées

C’est un arbrisseau rampant, toujours vert, aux rameaux racinants portant une dense couverture de feuilles aciculées.

Les menues fleurs roses sont groupées en de riches épis terminaux.

Le fruit est une capsule.

L’espèce est abondante dans la zone tempérée et on la trouve même à des latitudes très septentrionales ; pour se plaire il lui faut des sols acides, pauvres, dans les roches, les sables et les tourbières, alors elle peut y former de grandes couvertures.

A la découverte des simples : La bruyère commune

La bruyère commune a des vertus soignantes.

Utilisation traditionnelle

  • Dioscoride (médecin, pharmacologue et botaniste grec) préconisait la bruyère contre les morsures de serpent et Galien (médecin grec de l'Antiquité) indiquait qu'elle provoquait la transpiration.*
  • A la Renaissance, Matthiole (médecin et naturaliste) et Dom Alexandre (bénédictin de Montserrat) lui attribuait la vertu de briser les calculs urinaires.

Partie récoltée :

  • La fleur (flos callunae) ou les sommités fleuries (herba callunae) d’août à septembre

Les fleurs sont cueillies à la main, les tiges coupées en début de floraison. Il faut conserver les parties séchées dans un endroit sec et à l’obscurité.

  • Principes actifs

Flavonyl-glucides (quercitrine, myricitrine), tanins, acide silicique et d’autres substances, dont un arbutoside qui est efficace pour les voies urinaires.

A la découverte des simples : La bruyère commune
Indications

Anti inflammatoire (surtout pour les voies urinaires), diurétique, action sédative.

Associée à d’autres plantes la bruyère est très efficace dans les soins des voies urinaires, active contre les maladies des reins et l’hypertrophie de la prostate.

Consommée en infusion, la posologie est d’une cuiller à thé pour deux tasses d’eau : une demi-tasse 2/3 fois par jour.

Pour les infections urinaires récidivantes ou particulièrement coriaces, faites des décoctions avec un mélange de 30 g de fleurs de bruyère et de 30 g de l’une des plantes suivantes dans un litre d’eau :


• aspérule odorante
• stigmates de maïs
• busserole
• solidago
• aubier de tilleul.

Usage externe, pour les rhumatismes, les rougeurs cutanées et les dartres :
- décoction concentrée : 500 g de plante entière dans 3 litres d’eau. Laissez bouillir 10 minutes avant d’ajouter à l’eau du bain.
- huile de bruyère : glissez 60 g de fleurs (si possible fraîches) dans 1/4 de litre d’huile d’olive première pression à froid. Laissez macérer 15 jours et remuez régulièrement.

À utiliser en massages le soir.

A la découverte des simples : La bruyère commune

Plante mellifère, la bruyère est utilisée en apiculture car son nectar contient 24 % de sucre, principalement du saccharose, et chaque fleur produisant une moyenne de 0,12 mg de sucre par jour. Le miel de bruyère est caractérisé par sa texture gélatineuse.

La bruyère dans les croyances populaires

Elle était considérée comme plante magique associée à la magie blanche, plante protectrice et d’augure.

  • En Bretagne, dans les landes, elle était sensée éloigner les esprits fantomatiques.
  • En Ecosse, quand une jeune fille trouvait un brin de bruyère blanche, elle était sûre de se marier dans l’année.

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2011-07-21T17:51:00+02:00

A la découverte des simples : L'aubépine

Publié par caroleone

 

31. L'AUBEPINE

 

 

Nom latin : crataegus laevigata  ou oxyacantha

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Noms français : aubépine à 2 styles, aubépine épineuse

 

 

Famille : rosacées

 

Espèce courante en Europe, Afrique du Nord et Amérique du nord

 

Origine du nom : du grec « krataigos », fort comme le bois utilisé pour la fabrication d’armes

 

Symbolisme : espérance, fidélité

 


 

Description :


 

Taille : 2 à 3 mètres parfois plus


Ecorce : brune écailleuse


Feuilles : caduques, alternes, simples, trilobées au sommet


Fleur : blanche ou rose, très odorantes, 2 à 3 styles


Fruit : rouge, ovoïde, 2 noyaux


Peut vivre jusqu’à 500 ans

 

Espèce héliophile

 

 

Nom latin : crataegus monogyna jacq.

 

 

 

 

 

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Noms français : aubépine à un style, aubépine monogyne, épine blanche

 

De « monogunus » : à un seul ovaire (un seul style)

 

 

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Description :


 

Taille : 2 à 3 mètres


Ecorce : gris brun, écailleuse


Feuilles : caduques, alternes, simples, lobées, grandes stipules dentées


Fleur : blanche ou rose, très odorantes, en bouquets, à un style


Fruit : rouge, ovoïde, une seule graine


Hermaphrodite, espèce héliophile

 

Les principes actifs  des deux espèces :

 

-          Sesquiterpènes

-          Acides-phénols

-          Triterpènes

-          Acides

-          Ursane

-          Flavonoïdes (1 à 2%)

-          Hypéroside

-          Spiréoside

-          Rutoside : le crataéoside

-          Amines

-          Histamine

-          Tanin

-          Vitamine C

 

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Indications pour les deux espèces :

 

-          Action cardiovasculaire : coronarites, troubles mineurs du rythme cardiaque, éréthisme de l’adulte, palpitations, états neurotoniques

-          Insomnies (en association avec la passiflore et la valériane)

-          Anxiété, nervosité, émotivité excessive

-          Hypertension artérielle

-          Bouffées de chaleur

-          Bourdonnements d’oreilles

-          vertige

Cette plante doit ses principales propriétés à des substances qui détendent et dilatent les artères coronariennes, et qui agissent comme anti-oxydantes : elles font baisser le risque de dégénérescence des vaisseaux sanguins.

 

* La Commission E et l'ESCOP (instances européennes en phytothérapie) reconnaissent l'efficacité de l'extrait d'aubépine (feuilles et fleurs) pour traiter l'insuffisance cardiaque congestive LEGERE ou modérée (coeur sénile ou "fatigué") : insuffisance cardiaque avec dyspnée à l'effort, un peu d’œdèmes périphériques.


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POSOLOGIE

 

Parties utilisées :

 

Les fleurs (flos crataegi) et les sommités (folium crataegi cum flores) en mai/juin

 

Infusion (tisane) : 5g d'aubépine sèche dans 1/2 litre d'eau très chaude, 10 mn d'infusion, 1 à 2 fois par jour tiède ou froide


Teinture alcoolique (teinture-mère au 1/10) : 50 à 100 gouttes 3 fois par jour

Poudre totale : 2 à 4 g par jour


Extraits : capsules et comprimés : 100 mg à 400 mg, trois fois par jour, d'un extrait standardisé (il existe plusieurs standardisations : par rapport aux flavonoïdes (2,25 à 3%) ou par rapport au contenu en proanthocyanidols (18 à 20%).


On utilisera plutôt des extraits standardisés pour traiter l'insuffisance cardiaque modérée

L'utilisation d'aubépine ou d'extraits de Crataegus (aubépine) est sans effets secondaires indésirables notables (parfois quelques petits troubles digestifs), la toxicité de la plante est considérée par les spécialistes comme négligeable.


Le traitement doit être poursuivi pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois

 

 

cupidon

 

 

L’aubépine, plante de l’amour, fleur nuptiale


 

A Athènes :

 

Les jeunes mariées étaient conduites à leurs noces, un rameau d’aubépine à la main pour avoir toutes les chances de connaître le bonheur, la santé et la prospérité.

 

A Rome :

 

La porte de la chambre nuptiale était recouverte de rameaux fleuris, l’époux était tenu d’accompagner son épouse un rameau d’épine blanche à la main.

Dès qu’un enfant venait au monde, un bouquet ornait son berceau pour lui porter chance et chasser les mauvais esprits.

 

Pour les druides celtes :

 

Elle était une plante féérique vénérée pour le bonheur qu’elle apportait à la communauté.

 

 

 

 

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2011-07-20T18:06:00+02:00

A la découverte des simples : La grande camomille

Publié par caroleone

30. La grande camomille

 

 

250px-Koeh-036.jpg

 

 

 

Noms latins : Tanacetum parthenium L.

                       Chrysanthemum parthenium L.

                       Matricaria parthenium L.

                       Leucanthemum parthenium L.

 

Noms français : Grande camomille, partenelle, pyrèthre doré


Nom Kallawaya : Chakapari


Nom espagnol : yerba de santa maria

 

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Elle est native des Balkans et se rencontre en Europe et en Amérique du nord

 

Petite description :

 

Plante herbacée

 

Tiges : rameuses


Feuilles : molles, pennatiséquées, fortement odorantes


Inflorescence : corymbe de capitules


Fleurs : ligulées femelles blanches, tubulées jaunes, hermaphrodites


Fruits : akènes

 

Plante nitrophile (qui aime les composés azotés), elle croît au voisinage des habitations, le long des murs, des décombres humides.

 

 

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Sa composition :

 

-          Parthénolide (antimigraineux)

-          Sucs amers

-          Sesquiterpène

-          Flavonoïde

-          Huile essentielle camphrée

-          Tanins

-          Mucilage

 

 

Le parthénolide contenu dans les fleurs et les feuilles de la grande camomille est un principe actif qui agit en diminuant l'action de certains neurotransmetteurs (dont la sérotonine, l'adrénaline te l'acétylcholine) sur les petits vaisseaux sanguins du cerveau. Ainsi, le parthénolide jouerait le rôle d'un antispasmodique en bloquant principalement la libération de sérotonine et serait donc efficace pour prévenir les crises migraineuses.

Le parthénolide, entre autres actions possibles, s’opposerait in vivo (Robert Clarke février 2010) à la résistance des cellules du cancer du sein au tamoxifène.

 

Pour le traitement contre les migraines, un traitement sur 3 mois permet de diminuer très nettement la fréquence et l’intensité des migraines et soulage les personnes souffrant de cette affection.

 

 

 

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Indications :

 

-          Analgésique

-          Fébrifuge

-          Antirhumatismal

-          Règles douloureuses

-          Antispasmodique

-          Antiparasitaire

-          Troubles digestifs

 

Parties utilisées :

 

Capitules floraux (flos matricariae seu parthenii) et sommités (herba matricariae seu parthenii)

Récoltées de juin à septembre

 

Pour une tisane consommée 3 fois par jour :

 

2 cuillérées à café de plante sèche par tasse d’eau

 

Alforja

 

 

 

 

Son utilisation chez les médecins Kallawaya

 

Les feuilles et fleurs fraîches ou sèches : en infusion :

Facilitent la digestion, contre les douleurs stomacales


En décoction : contre les palpitations cardiaques


Fraîches : pour soigner les plaies buccales

 

Fleurs fraîches ou sèches en application comme antiputride sur les ulcères et les plaies purulentes.

 

 

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2011-07-19T22:03:00+02:00

A la découverte des simples : Le millepertuis officinal

Publié par caroleone

29. Le millepertuis officinal ou perforé

 

UNE DE MES PLANTES AMIES…….

 

 

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Son nom latin : Hypericum perforatum  L.

 

Quelques uns de ses noms français : millepertuis perforé, herbe de la St Jean, chasse-diable, herbe aux fées…..

 

Plante pérenne poussant sur les coteaux secs, les prairies ensoleillées, les pâturages.

C’est une espèce courante en Europe, en Asie et en Afrique.

 

Anecdote :


Le millepertuis tire son nom de petites glandes translucides qui donnent l’impression qu’il est perforé de ‘mille trous’. Pour expliquer cette singularité, une légende raconte qu’une jeune fille, poursuivie par le diable, se cacha dans un champ de millepertuis. Afin de la retrouver, Satan aurait troué toutes les feuilles de la plante.

 

Dans le langage des fleurs : animosité

 

 

Description :

 

Plante d’une hauteur de 25 à 50 cm

 

Tige : dressée et rougeâtre


Feuilles : sessiles, simples, opposées, de forme oblongue, ovoïdes qui présentent des petits points noirs sur les bords


Inflorescence : jaune doré


Fruit : capsule


Saveur aromatique, amère, astringente


Odeur balsamique

 

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Le millepertuis est inscrit à la pharmacopée française depuis 1818.


C’est une plante héliophile (qui recherche le soleil) et calcicole (qui préfère les sols riches en calcium et ne supporte donc pas les sols acides).


Son usage médical remonte au moins à 2400 ans, Dioscoride le préconisait sur ses ordonnances.


Au moyen-âge : il était prescrit pour éloigner la mélancolie.

 

On récolte les sommités (herba hyperici) en juillet/août

 

On peut par exemple faire une tisane à consommer dans la journée avec :

 

1 à 2 grammes de plante sèche pour ¼ de litre d’eau, en infusion ou en décoction.

 

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Composition :

 

-          Tanins (16% dans les fleurs)

-          Flavonoïde : hypéricine

-          Glucosides : rutine, hypérine, catéchol, péflavite (vitamine P)

-          Hyperforine

-          Résine

-          Huile essentielle

-          Pectine

-          caroténoïdes

 

         

Ses propriétés :


 

-          Sédatif, dépressions légères à modérées

-          Cholagogue

-          Anti-inflammatoire : estomac, foie, vésicule, reins

-          Affections gynécologiques

-          Bactéricide, fongicide

-          Analgésique

-          Anti diarrhéique

-          Anxiolytique

-          Antiviral

-          Antioxydant

-          Troubles déficitaires de l’attention


C’est un inhibiteur de la recapture de certains composants : dopamine, sérotonine et norépinéphrine d’où son action dans la dépression.

 

 

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Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS ; SSRI en anglais) sont une classe d'antidépresseurs. Ils opèrent dans le cerveau afin d'augmenter le taux de sérotonine (5-hydroxytryptamine ou 5-HT), un neurotransmetteur, dans la synapse par inhibition de sa recapture.

Les ISRS sont fréquemment prescrits, outre leur indication principale qui est la dépression nerveuse, dans les cas d'anxiété, de trouble obsessionnel compulsif et de troubles de l'alimentation. Ils sont aussi efficaces chez 60% des hommes pour traiter l'éjaculation précoce.

Les ISRS induisent une légère dépendance. Ils ne semblent pas significativement plus efficaces que les antidépresseurs tricycliques qui étaient indiqués dans ces pathologies avant l'avènement des ISRS, mais ils présentent l'avantage d'être nettement moins toxiques et présentent moins de risques de surdose, accidentelle ou non (suicide). Ils présentent aussi moins d'effets secondaires.

 

 

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Dépression majeure

L'analyse indépendante la plus récente, menée par le groupe Cochrane, a couvert 29 essais cliniques et plus de 5000 patients. Le millepertuis est d'une efficacité comparable aux ISRS, les antidépresseurs conventionnels1, dans la dépression majeure. Sa tolérabilité est supérieure, puisqu'elle est comparable à celle d'un placebo2 soit, d'après le groupe Cochrane, des taux d'effets indésirables équivalents à la moitié et au cinquième des taux pour les ISRS et les tricycliques (exemple : imipramine), respectivement.

Dépressions légères et modérées

Les études sur le millepertuis dans les dépressions légères et modérées indiquent également une efficacité comparable à celle des antidépresseurs agissant sur la recapture de la sérotonine (ISRS)3.

Les effets antidépresseurs du millepertuis sont dus principalement à l'hyperforine4 (en usage interne et au long cours).

Il est aujourd'hui autorisé à la vente en tant que médicament, comme en Allemagne depuis 1984, car de nombreuses études cliniques ont prouvé son efficacité. La dernière étude publiée en 2005, montre que le millepertuis est aussi efficace sur la durée que l'antidépresseur de référence (l’Imipramine), mieux toléré et avec moins de risques de rechute.

 

 

L’huile de millepertuis est conseillée pour les brûlures et les contusions.

 

De nombreuses interactions médicamenteuses à prendre en compte avec cette plante :


-          Déconseillé avec d’autres antidépresseurs

-          Traitements avec des anticoagulants oraux

-          Ciclosporine

-          Antirétroviraux (anti VIH)

-          Irinotécan

-          Anticonvulsivants

-          Digoxine

-          Théophylline

-          Contraceptifs oraux

 

 

 

 

 

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2011-07-16T19:14:00+02:00

A la découverte des simples : L'amarante

Publié par caroleone

28. L'amarante

 

 

 

L’amarante,  la plante sacrée des aztèques fait de la résistance !!

 

 

 

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L’amarante qui compte environ une soixantaine d’espèces est originaire d’Amérique centrale, du Mexique et d’Asie.

 

C’est la plus ancienne variété qui aurait été découverte dans la région de Veracruz où elle serait connue depuis plus de 4000 ans.

 

Ses noms courants français sont Amarante, blé des incas

 

Son nom latin : Amaranthus

 

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                                                                  Amaranthus caudatus

 

 

 

Les variétés qui étaient cultivées par les aztèques et les Incas sont :

 

-          Amaranthus hypocondriacus

 

-          Amaranthus cruentus ou amarante rouge ou couleur de sang

 

-          Amaranthus caudatus ou amarante queue de renard

 

 

 

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                                                                          Amaranthus hypocondriacus

 

 

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                                                                      Amaranthus cruentus

 

 

 

Le nom amarante provient du grec ancien formé du privatif-a (sans) et de maranthos (qui se fane) : plante qui ne fane pas d’où sa réputation d’immortalité chez les aztèques.

 

Anecdotes :

 

L’amarante donne son nom à une couleur.

 

Dans le langage des fleurs, elle signifie l’immortalité.

 

Le groupe Nightwish dans l’album Dark passion play consacre une chanson à l’amarante (amaranth) : « Caresse l’unique, celle qui ne fane jamais (…) caresse l’unique, l’amarante cachée, dans la terre de l’aube. »

 

 

 

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Petite description succincte :

 

Taille : de 1 à 2 mètres

 

Feuilles : alternes, portées par un long pétiole, limbe vert tendre

 

Fleurs : minuscules, très nombreuses regroupées en épis cylindriques , hermaphrodites, à calices scarieux et bractées colorées

 

Couleurs : blanc verdâtre, jaune, rouge pourpre pour les bractées

 

Fruit : akène contenant une minuscule graine (1à1.5 mm) allant du blanc à marron-rouge, noir

 

Croissance rapide

 

Floraison : été, automne

 

 

 

 

 

L’amarante chez les aztèques

 

 

 

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Elle était une plante sacrée comme les haricots et le maïs chez les aztèques qui l’utilisait comme aliment principal et dont la culture est alors à son apogée. Elle fournissait à ce peuple de grandes ressources nutritionnelles, thérapeutiques et rituelles. Elle était dédiée aux morts, liées aux sacrifices et considérée comme symbole d’immortalité.

 

C’était une importante source de protéines pour ce peuple qui en était sévèrement privé.

Les graines étaient consommées grillées (comme le pop-corn), sous forme de farine, les feuilles cuisinées comme légumes comme des épinards.

Après la conquête espagnole, Cortez fait la chasse aux plantes sacrées utilisées dans les rituels aztèques, elles sont interdites et les jardiniers qui continuent de la cultiver, sévèrement réprimés. Elle disparaît peu à peu de l’alimentation mexicaine dans laquelle elle constituait une composante de nombreux plats comme les tamales, les sauces, les tortilles et les boissons.

 

Durant les fêtes religieuses aztèques, des figurines élaborées à partir de la pâte d’amarante étaient offerts aux dieux du panthéon aztèque et quelquefois consommées lors de certains rituels religieux.

 

Comparée à d’autres céréales (ce qu’elle n’est pas), elle contient beaucoup plus de protéines, d’une meilleure qualité car ses acides aminés sont plus équilibrés.

Elle contient 2 fois plus de fer et 4 fois plus de calcium que le blé dur.

 

 

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De grandes valeurs nutritionnelles et médicinales

 

L’amarante est une sorte de bombe nutritionnelle : selon une étude réalisée en 1975 par l’académie nationale des sciences des EU sur les végétaux possédant un grand potentiel nutritionnel mais étant sous-exploités à démontré que la culture de l’amarante est l’une des 36 plus prometteuses du monde.

Elle reprend ses droits en Amérique centrale surtout au Mexiques et elle est en passe de regagner son statut de produit alimentaire.

Ses petites graines nutritives n’ont pas besoin de l’aide de produits chimiques pour arriver à nourrir la planète, ce n’est pas monsanto qui remplira ce rôle en bloquant toutes les plantes génétiquement, ces dernières savent très bien remplir leur rôle nourricier, si tant est que l’homme en ai conscience en cultivant ces plantes anciennes, riches en principes actifs.

 

Dans cet article il est question du Mexique et des Aztèques mais cette plante était aussi consommée sous les même formes par les Incas et leurs descendants Quechuas et Aymaras.

 

Cette plante adaptée aux zones sèches, poussant sur des sols pauvres, peu exigeante pour croître, est une ressource protéinique inestimable pour les peuples di tiers-monde.

De plus ces feuilles astringentes et diurétiques sont rafraîchissantes, son goût est léger et épicé.

 

 

Les graines sont utilisées dans l’industrie cosmétique et les colorants dont la couleur rouge est due à des bétacyanines.

 

 

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De nombreux principes actifs :

 

-          Fer

-          Lysine

-          Méthionine

-          Tryptophanes

-          Magnésium

-          Phosphore

-          Potassium

-          Cuivre

-          Zinc

-          Calcium

-          Acide folique

-          Acide pantothénique

-          Riboflavines

-          Thiamine

-          Niacine

-          Vitamines A, B, B9, C, E

 

 

Cette plante ne contient pas de gluten

 

 

 

Propriétés médicinales

 


 

Elles sont nombreuses :

 

 

La principale est que cette plante améliore la croissance, le développement et la conservation de la vie.

Sa richesse en protéines( 12 à 16 %) la rend utile dans les régimes végétariens.

C’est un antioxydant, elle diminue le taux de cholestérol, de diabète, d’hypertension, elle combat l’obésité, les diarrhées, elle est diurétique, emménagogue, galactogène et oestrogénique.

C’est également un espoir contre le traitement du SIDA grâce à la haute teneur en lysine dans cette plante.

 

En usage externe, elle est utilisée comme antiprurigineuse, calme les démangeaisons et les irritations grâce au pouvoir émollient de ses mucilages.

 

Une vraie bombe naturelle en effet !!

 

La nature est bien faite, elle reprend toujours ses droits, ses plantes sacrées ne l’étaient pas pour rien, les aztèques et d’autres civilisations  ne s’y sont pas trompés.

Il n’y a bien que l’homme évolué pour mettre de côté toutes ses plantes aux multiples vertus pour donner dans le chimique soi-disant sensé fournir aux pauvres une nourriture plus abondante.

 

 

 

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L’amarante, le boomerang naturel anti-Monsanto

 

 

 

 

Quand les mauvaises herbes aiment les OGM 


Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. Cette adventice envahit maintenant les terres cultivées aux Etats-Unis.

 

Pas marrante, l’amarante...


Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

 

Comment en est-on arrivé là ?


Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

 

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

 

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

 

 

 

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Amaranthus cruentus

 

 

 

L’amarante vous salue bien…


En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

 

Un manque flagrant de statistiques et d’informations


On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

 

Jean Etienne

 

Plus d’info : http ://www.futura-sciences.com/fr.

 

 

 

 

 

 

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Caroleone

 

 

 

 

 

 

 

 

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2011-06-15T14:00:00+02:00

A la découverte des simples : le chia

Publié par caroleone

27. Le chia

 

 

Nom latin : Salvia hispanica

 

 

 

 

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Famille : labiacées

 

Autre nom : CHIA, du nahualtl « chiapan » (dans la rivière du chia) et qui a donné son nom à l’état mexicain du Chiapas.

 

Origine : Mexique

 

La culture a été abandonnée après l’invasion espagnole puis réintroduite au cours des années 1990 principalement pour sa richesse en oméga 3.

 

 

 

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                                                                     Chia, codex florentin

 

 

 

 

 

Dans l’histoire

 

C’était un aliment consommé par les aztèques et les mayas qui consommaient les graines grillées, grossièrement moulues pour former le traditionnel pinole.

Le chia arrivait à la troisième position des aliments les plus consommés après le maïs et les haricots.

Cette Plante servait également d’offrande et de plante médicinale.

 

Les indiens Chumash (sud de la Californie) consommaient également des graines de chia pour améliorer leurs performances physiques.

 

 

Composition des graines

 

 

Les graines sont petites (comme les graines de sésame), de couleur brune plus on moins foncé, mais elles peuvent également être blanches ou grises

 

Elles forment un mucilage au contact de l’eau et peuvent absorber 14 fois leur poids en eau.

 

-          Oméga 3 de type végétal (15 à 17%)

-          Fibres

-          Calcium

-          Fer

-          Vitamines C, B

-          Protéines

-          Acide folique

-          Antioxydant

 

Ne contient pas de gluten comme les graines de lin.

 

 

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Propriétés

 

Elles sont encore soumises aux recherches et beaucoup de choses erronées circulent sur cette plante. Il faut savoir que bien souvent, ce qui est donné à voir sur certains sites est une analyse en rapport avec les principes actifs des plantes mais ce sont des analyses en général qui ne correspondent pas toujours aux données de la plante même( par exemple, pour une plante riche en oméga 3 : on vous dictera les bienfaits de tous les omégas 3), C’est le défaut d’internet, il faut savoir s’y retrouver et lorsque la plante possède peu de sources, c’est bien sûr ces dernières qu’il faut les prendre avec vigilance.

Je ne me « mouillerais « donc pas en vous les relatant, j’ai pesé le pour et le contre et voici ce que j’ai trouvé :

 

Etudes sur le diabète de type 2 :

 

En 2007, des chercheurs ont découvert que des patients atteints de diabète de type 2, consommant 37 grammes de chia ( 6 cuillérées à soupe) quotidiennement voyaient baisser leur taux de protéine C réactive ( marqueur d’inflammation) de 32 % ainsi qu’un amélioration du taux de glycémie ( diabetes care)

 

C’est une source de fibres solubles et insolubles qui favorise donc le transit intestinal.

 

Sa richesse en oméga 3 la fait entrer dans les nouvelles plantes alimentaires alors qu’elle a toujours été en usage au Mexique et au Guatemala.

 

 

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Actuellement, on produit de l’huile de chia dans notre pays par la méthode de la première pression à froid. Mais, comme l’explique Gil Doron, principal distributeur de cette huile au Mexique, on consomme aussi les graines sous forme de farine. “Après extraction de l’huile, nous broyons les résidus des graines pour produire de la farine qui contient plus de 26 % de protéines, est très riche en antioxydants, en aminoacides, en vitamines, en minéraux, en fibres, et ne contient pas de gluten. Cette farine peut servir à faire du pain, des tortillas, des biscuits et autres. Si l’on fait tremper une cuillerée de chia dans sept cuillerées d’eau, les graines deviennent gélatineuses et se transforment en fibre soluble ou mucilage, qui crée une barrière physique entre les hydrates de carbone et les enzymes digestives qui les décomposent, de sorte qu’elle est excellente pour les diabétiques.”

 

 

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AGUA DE CHIA

Ingrédients


2 litres d’eau, 6 citrons verts, 1 tasse de graines de chia, 1 tasse de sucre


Préparation


Verser le sucre dans l’eau, ­ajouter le jus des citrons et les graines de chia, que l’on aura fait préalablement tremper dans de l’eau jusqu’à ce qu’elles gonflent et deviennent gélatineuses.

Recette extraite du livre La tradicional cocina mexicana (éd. Panorama, Mexico, 1998)

 

 

Comment se consomment t-elles ?

 

La manière la plus simple est de moudre les graines et de les ajouter aux céréales, salades, yaourts et boissons à base de fruits.

A farine peut servir à faire des galettes et des biscuits, sinon, on peut la consommer comme le riz et la semoule.

 

 

 

 

 

 

 


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2011-06-09T11:13:00+02:00

A la découverte des simples : la passiflore

Publié par caroleone

 23. La passiflore

 

 

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Nom latin : passiflora incarnata L.

 

Nom français : fleur de la passion

 

Famille : passifloracées

 

Origine : Brésil, Pérou, Mexique, Bahamas, Sud des Etats-Unis pour l’espèce officinale

Peut être acclimatée au-delà du bassin méditerranéen.

 


 

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Description

 

Plante grimpante qui peut mesurer  jusqu’à 5 mètres


Tige : ligneuse, grisâtre, creuse


Feuilles : alternes, longuement pétiolées, divisées en 3 lobes aigus, finement dentées


Vrilles : insérées à l’aisselle des feuilles, fines et lisses


Fleur : couronne d’appendices pétaloïdes filamenteux portés sur un androgynophore, 5 étamines à anthères orangées et un ovaire uniloculaire à 3 carpelles surmonté d’un style à 3 branches stigmatiques élargies

 

Fruit : une baie oblongue-ovoïde, jaune verdâtre, de 5 cm de long, comestible.

 

Des explorateurs espagnols découvrirent la passiflore et en apprirent l’usage au contact des Aztèques. Les Amérindiens du sud de l’Amérique du Nord l'utilisaient déjà abondamment, tant en cuisine que pour traiter certains maux. Les fruits, ovoïdes, charnus et de couleur orange à maturité, sont rafraîchissants et riches en vitamine C.

Au XVIIe siècle, les Espagnols ont introduit la plante en Europe où elle fut rapidement adoptée et intégrée à la pharmacopée mondiale. La passiflore entre dans la composition de préparations médicamenteuses qu’on trouve encore aujourd’hui dans plusieurs pays européens.

 

 

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Sa composition

 

Partie aérienne

 

-          Alcaloïdes inhibiteurs MAO A et B : harmane, harmaline, harmine

-          Alcaloïdes  indoliques: harmanol, harmol

-          Apigénine, maltol, niacine, stigmaterol ( sédatifs)

-          Oses

-          Acides aminés

-          Phytostérols

-          Ombelliférone

-          Acides-phénols

-          Scopolétol

-          Coumarines

-           Flavonoïdes

-          Glucides

 

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Propriétés médicinales :

 

-          Traitement des états neurotoniques

-          Troubles de l’éréthisme cardiaque

-          Troubles du sommeil (calmant, sédatif, contre la nervosité, atténuation de l’angoisse)

 

 

Elle peut être utilisée pour soigner ces maux en compagnie du houblon, de la valériane, de la camomille, de la mélisse et du millepertuis.

 

 

 

 

 


 

 


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2011-05-24T09:30:00+02:00

Le maïs

Publié par caroleone

 

 

 

  QUE  SERAIT  LE  MEXIQUE  SANS LE  MAïS ?

 

 

 

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Commençons tout d'abord par un peu de botanique

 

 

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Nom latin : ZEA MAYS L.

 

Nom original : ma-hiz devenu plus tard maize ( amérindiens)

Nom espagnol  : maiz ( donné par les Taïnos de Haïti qui le cultivaient)

 

Famille : poacées ( graminées)

 

 

Le maïs est une plante tropicale herbacée annuelle cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon.

Mais c'est aussi une plante médicinale aux vertus reconnues.

 

Taille : de 40 cm à 5 mètres

 

Feuilles : alternes, largemenst linéaires

 

Fleurs : monoïques

 

Fruit : caryopse comprenant 3 parties : l'embryon, l'albumine et l'enveloppe extérieure

 

Origine : Mexique

 

Climat : toutes sortes de climat et altitudes variées

 

 

 

 

 

 

 

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                                                          maïs mâle

 

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                                                      maïs femelle

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maïs plante

 

 

 

 

 

 

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Les parties utilisées en médecine sont les styles et stigmates des fleurs femelles ( stigmata maidis)

 

Récoltées en juillet/août, elles sont arrachées à la main et mises à sécher à l'ombre dans un endroit aéré.

 

Composition :

 

saponines, huile essentielle, tanins, sucres, substance lipidique, sels minéraux, flavonoïdes, alcaloïdes, hétérosides, potassium.

 

Les propriétés médicinales du maïs plante :

 

- hémostatique

- cardiotonique

- hypotenseur

- diurétique ( employé dans les régimes amaigrissants)

- cholagogue

 

Infusion de 5 grammes de plante par tasse d'eau à boire 1 jour sur 2.

 

 

Croyances populaires

 

"Pour être sûr d'avoir de belles récoltes, la plupart des peuples qui cultivaient le maïs pratiquaient l'abstinence sexuelle et ne mangeaient pas de viande pendant ses semailles."

 

Plante de la fertilité chez les Amérindiens, les bractées entourant l'épi et les stigmates du maïs servaient à confectionner des poupées rituelles.

 

 

 

 

 

 

 

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Le maïs grain

 

 

 

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Dans l'histoire

 

 

 

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                                        Centeolt, dieu du maïs chez les Aztèques

 

 

 

Il y a 6000 à 9000 ans au Mexique existait une plante fourragère ( graminée) nommée téosinte et cultivée par les habitants. Le maïs cultivé n'existe pas à l'état sauvage.

 

 

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                                                                  téosinte

 

 

 

 

 

 

Cette plante subit plusieurs croisements afin de réduire le nombre de tiges à une seule puis, il y a environ 5500 ans, d'autres croisements apportèrent des grains plus gros, une peau plus molle.

Il y a 4400 ans, les grains de l'épi, toujours suite aux croisements génétiques se rapprochent sur l'épi et l'amidon devient digeste.

Sans ces transformations, le maïs aurait été immangeable, l'amélioration génétique des hommes à permis de doter l'humanité d'une céréale fort appréciée et nutritive.

 

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Ensilage du maïs par les aztèques (Codex de Florence, fin XVIe siècle

 

 

 

C'est la base alimentaire des populations indiennes à qui il sert de lien entre les peuples, mais est aussi source de querelles et lien spiriuel entre l'homme et les dieux. Le culte mexicain du maïs est l'expression du soleil, du monde et de l'homme. C'est le symbole de la prospérité considérée dans son origine, la semence.

 

Dans le Popol-vuh, la création du monde n’est achevée qu’après la troisième tentative : le premier homme, détruit par une inondation, était fait d'argile ; le second est dispersé par une grande pluie, il était fait de bois ; seul le troisième est notre père, il est fait de maïs.

 

C'est au XVE siècle que Christophe Colomb rapporte ce qu'il nomme le "blé d'inde" en Occident.

 

C'est de nos jours la céréale la plus consommée au monde devant le riz et le blé. Son succès est dû principalement à sa facilité de culture et son rendement nettement supérieur à celui du blé et des céréales secondaires comme le millet et le sorgho qu'il a remplacées.

 

Il en existe 200 types classés selon leur différences : de taille de grains, de couleur, de cycles de végétation

 

 

 

 

 

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                                                   maïs péruvien

 

 

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D’innombrables formes du maïs sont cultivées. Au XIXe siècle un botaniste américain, Sturtevant, établit une classification en groupes, fondée principalement sur les caractéristiques du grain :

  1. Zea mays saccharata, maïs doux
  2. Zea mays cerotina, maïs cireux
  3. Zea mays amylacea, maïs farineux,
  4. Zea mays indentata, maïs denté,
  5. Zea mays indurata, maïs corné,
  6. Zea mays everta, maïs perlé
  7. Zea mays tunicata, maïs vêtu

 

 

 

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Quelques chiffres :

 

Le Mexique est le 4e pays producteur avec en 2008 une production de 24.3 millions de tonnes cultivées sur une surface de 7.4 millions d'hectares pour un rendement de 33.1 quintaux à l'hectare.

 

 

Le maïs était la nourriture de base et pouvait être consommé en solide ou en liquide. Les grains trempaient toute la nuit dans de l’eau additionnée de chaux, et étaient moulus le matin sur le metate, une pierre à moudre à plateau rectangulaire concave soutenu le plus souvent par trois pieds. La meule active, appelée mano, était cylindrique et maniée à deux mains. Les Mayas boivent souvent le maïs mélangé au cacao. Cette dernière boisson, très estimée dans toute la Mésoamérique, était une nourriture de luxe, que l’on pimentait fréquemment. Les grains de cacao servaient de monnaie. Après le maïs, les haricots noirs ou bruns venaient en seconde importance dans la cuisine, on les faisait également tremper dans l’eau chaulée ou cendrée pour les rendre plus digestes.

 

 

 

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La farine de maïs nixtamalisée

 

 

La nixtamalisation est un procédé méso-américain très ancien par lequel des grains de maïs  sont trempés et cuits dans une solution alcaline, habituellement de l'eau de chaux, ce qui fragilise la coque externe transparente, le péricarpe.

Ce procédé a des avantages multiples comme de permettre au grain d'être broyé plus efficacement ; il augmente l'assimilation des protéines et des vitamines; il augmente son goût et son arôme et réduit les mycotoxines. Le produit issu de ce processus est appelé nixtamal. Il est broyé pour obtenir une pâte de nixtamal ou « masa ». Dans la langue des aztèques, le (nahuatl), le mot désignant ce produit est nixtamalli ou nextamalli (IPA: [niʃtaˈmalːi] ou [neʃtaˈmalːi]), devenu en espagnol mexicain nixtamal (IPA: [nistaˈmal] or [niʃtaˈmal]). Le mot nahuatl est composé de nextli (« cendres ») et tamalli (« farine de maïs moulu, tamal »).

 

 

 

Son utilisation dans le monde

 

Consommé sous forme de graines entières ou réduit en farine, il entre dans la composition de nombreux plats.

Au Mexique, c'est la fameuse tortilla de maïs qui est la base de l'alimentation, c'est un peu comme notre pain occidental.

La tortilla est déclinée dans de nombreuses variantes : les TACOS, QUESADILLAS, TAMALES, ENCHILADAS, CHILAQUILES etc.....

 

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                                           tamales

 

 

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Dans le monde, on le consomme sous diverses formes également : polenta, pop corn, céréales du petit déjeuner, confit au vinaigre, en grains, fécule, industrie agro-alimentaire, industrie phramaceutique,  il entre aussi dans la composition du gin, de la bière de maïs ( 80 % de maïs), du bourbon ( 51 à 79 % de maîs), de l'huile.

C'est également une plante fourragère et ornementale,du biocarburant,  une manne en quelque sorte.

 

 

 

 

Je ne parle pas dans cet article du problème des OGM qui est un vaste débat qui est relayé régulièrement sur ce blog suivant l'actualité ANTI MONSANTO.

 

 

Caroleone

 

 

 

 


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2011-05-20T06:58:00+02:00

Le cacao

Publié par caroleone

LE  CACAO

 

 

 

 

 

 

 

 

Amateurs de chocolat, vous allez être servis, je vous ai fait "la totale" et à présent j'ai comme un dégoût avec tout ce que j'ai ingurgité.

Bon appétit, soignez vos artères, vos problèmes d'âme et de coeur et vivez mieux, c'est un bon remède, vous verrez !!

 

Caroleone

 

 

 

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Son nom latin : THEOBROMA CACAO

 

Sa famille : Sterculiacées

 

 

 

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D’où vient son nom ?

 

Du nahuatl « cacahuatl «  nom donné pour désigner les fèves du cacaoyer

Terme maya «  ka’kau » qui devient le verbe «  chokola’j » ( boire du chocolat ensemble).

 

 

 

 

 

 

                                                                               

 

 

 

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Où pousse t-il ?

 

Cette plante originaire des forêts équatoriales à besoin de plusieurs exigences pour pousser :

 

- un climat chaud et humide sans saison sèche

- température annuelle moyenne : 25 °c, minimum 10°c

- pluviométrie annuelle : 1500 /2500 mm avec un taux d’humidité de 85%

- pas de lumière directe sur les jeunes plants les trois premières années

- pousse jusqu’à 1000 mètres d’altitude

- le cacaoyer a tendance à stocker des métaux lourds par bioaccumulation ( plomb, cadmium) qui se concentrent dans le cacao

- multiplication par semis

- récolte 2 fois par an : printemps et automne

- plusieurs maladies affectent cette plante dont la plus importante est le moniliose des cabosses ( 90 %)

 

 

 

 

 

 

 

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                                                                        fleur de cacaoyer

 

 

 

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                                                      cabosses

 

 

 Un bon remède pour la santé

 

 

Les principes actifs des graines

 

- xanthines ( théobromine)

- phényléthylamine ( effet antidépresseur)

- flavonoïdes

- endorphines

- polyphénols

- vitamines A, B12, D, E

- trytophane

- caféine

- théophylline

 

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                                                                                 fèves séchées

 

 

 

 

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                                                                               graines 

 

 

 

 

Ses effets sur la santé

 

A savoir que c’est la consommation de chocolat noir qui est la plus bénéfique pour la santé.

 

 

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Richesse en magnésium et actions sur le système nerveux

 

La consommation de chocolat ( surtout le noir plus riche en magnésium) permet de lutter contre le stress et l’anxiété, réduit les risques de survenue d’un infarctus du myocarde. C’est un léger antidépresseur.

 

Anti cholestérol

 

Le cacao protège l’organisme contre le mauvais cholestérol car les flavonoïdes ont des propriétés anti oxydantes qui diminuent la concentration de mauvais cholestérol et permettent de fabriquer le bon cholestérol. De plus, la présence de vitamine B3 du cacao permet de réduire l’encrassement des artères.

 

Antioxydant

 

La capacité antioxydant du cacao serait 4 à 5 fois plus élevée que celle du thé noir et 2 à 3 fois plus élevée que celle du thé vert et du vin.

Une consommation de 6 grammes de chocolat noir par jour ( 2 carrés) provoque une baisse de la tension artérielle d’après une étude allemande publiée dans la revue Jama ( c’est la présence de polyphénols qui permet cet effet).

 

Hypotenseur, système circulatoire

 

Une diminution de la pression artérielle chez des personnes âgées hypertendues non traités ayant consommé 100 grammes de chocolat noir pendant plus de 14 jours a été observée ( par contre pas d’effets avec le chocolat blanc).

50 grammes de chocolat noir par jour pourrait diminuer le rique de maladies cardiovasculaires d'environ 10.5 %

 

Prévention de la toux

 

Anti diarrhéique

 

 

 

 

 

 

Une histoire mexicaine

 

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                                                                               el Chuak

 

2600 ans d’âge pour le chocolat et cette histoire débute au Mexique qui est son berceau:

Les olmèques ( 1500 à 400 avant JC) ont certainement été les premiers hommes à consommer sous forme de boisson, les fèves de cacao broyées et mélangées à de l’eau, agrémentées d’épices, piments et herbes ( théorie de Coe). Le chercheur américain Jeffrey Hurst ( université de Pennsylvanie) a prouvé la datation ( -600 avant JC) par rapport à la découvert de poteries dans une tombe maya du nord de Belize).

 

Ils commencent la culture du cacaoyer, culture qui est poursuivie par les civilisations Mayas ( 600 avant JC) et aztèques ( 1400 avant JC).

 

Les mayas pensaient que le dieu « Hunahpu » avait donné le cacao aux hommes après la création de ces derniers à partir du maïs, l’occasion de fêtes rituelles chez cette civilisation.

Ils fabriquent une boisson à laquelle ils ajoutent des épices, du roucou qui s’appelle xocoatl.

 

 

 

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                                             Tenochtitlan, fresque de Diego Rivera

 

 

Dès leur apparition, les fèves de cacao ont été utilisées par les habitants d'Amérique centrale comme monnaie d'échange et unité de calcul, cela déjà environ 1 000 ans av. J.-C. Un Zontli était égal à 400 fèves, tandis que 8 000 fèves étaient égales à un Xiquipilli. Dans les hiéroglyphes mexicains, un panier contenant 8 000 fèves symbolisait le chiffre 8 000.

 

Pendant les guerres entre aztèques, mayas et chilimeken, la fève constituait un impôt dans les zones conquises.

 

Vers 1300 après J.-C., les Aztèques associèrent le chocolat à Xochiquetzal, la déesse de la fertilité. Dans l'ancien Mexique, le chocolat était consommé sous forme de boisson amère et pimentée appelée xocoatl, souvent aromatisée à la vanille, au piment et au roucou. Le xocoatl était censé combattre la fatigue, une croyance qui est probablement attribuable à la théobromine. Seuls les nobles et les guerriers consommaient du chocolat car le cacao était une marchandise rare qu'il fallait importer depuis les vergers du Tabasco et du Soconuzco appartenant aux mayas. Le cacao était un produit précieux dans toute la Mésoamérique et les fèves de cacao étaient souvent utilisées comme monnaie d'échange. D'autres boissons chocolatées le combinaient avec des produits comestibles tels que les gruaux de maïs (qui agissaient comme un émulsifiant) et du miel.

 

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                                                                                       Zochiquetzal

 

 

                   

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                                                                                        quetzalcoatl

 

 

 

 

 

Pour ces civilisations, c’est un symbole d’abondance.

 

                                                          

 

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                                         rois mixtèques buvant du chocolat ( codex zouche-nuttall)

 

 

 

 

 

Elle est utilisée lors des rituels religieux, dédiés à Quetzalcoatl, dieu aztèque porteur du cacaoyer aux hommes, à Chak ek Chuah, saint patron Maya du cacao.

 

 

 

Elle est aussi utilisée lors de funérailles des élites et comme offrandes.

La consommation de cette boisson restera pendant un certain temps l’exclusivité des élites et des classes supérieures ainsi que des soldats.

Les vertus revigorantes et réconfortantes du cacao étaient déjà connues de ces civilisations.

 

 

 

 

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Découvertes chronologiques

 

 

 

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1502 : découverte des premières fèves par Christophe Colomb, il voit en 1502 lors d’une escale au Nicaragua des fèves dans une pirogue indigène. Il ne sait pas encore quelle importance cette découverte va avoir.

 

1519 : Cortez déguste la boisson au cacao aux côté de l’empereur Moctezuma, il la ramène à la cour d’Espagne et prévoit le commerce lucratif que cette dernière peut apporter. La cour d’Espagne est émerveillée devant cette découverte aux saveurs exotiques et y ajoute de la vanille, de la cannelle, du sucre de canne ou du poivre.

 

1585 : le commerce du cacao commence à se développer dans la péninsule ibérique. Les premières chocolateries apparaissent dans lesquelles on peut déguster le divin breuvage.

 

 

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Au cours du 17e siècle : c’est toute l’Europe qui découvre le cacao qui part à la conquête de tous les palais.

En France, c’est avec l’union entre Louis XIII et la princesse espagnole Anne d’Autriche que la boisson fait son apparition à la cour de France.

  

1650 : le cacao arrive en Angleterre sous forme de boisson en même temps que le thé de Chine et le café d’Orient, il reste néanmoins réservé aux classes aisées.

 

1659 : Ouverture de la première fabrique de chocolat à Paris

 

1674 : premières pastilles de chocolat anglaises

  

1720 : les chocolateries italiennes sont renommées pour la qualité de leurs produits

  

1765 : l’Amérique découvre à son tour le cacao

 

 

 

 

 

1776 : le français Doret invente une machine hydraulique pouvant broyer les fèves de cacao en pâte

  

  

1821 : en Angleterre, Cadbury produit le premier chocolat noir à croquer 20.jpg

 

1828 : En Hollande, premier cacao en poudre est créé. Toujours en Hollande, le chimiste Coenraad Van Houten invente un procédé pour extraire le beurre de cacao qui permettra l’extraction ) la suite de la poudre de cacao. Ce produit devient moins cher à produire à la suite de cette découverte.

  

1847 : En Angleterre, Fry and Sons propose le premier chocolat « solide »

 

1830/ 1879 : En Suisse , création du chocolat aux noisettes puis du chocolat au lait par Daniel Peter et Henri Nestlé. Rodolphe Lindt invente à cette période le chocolat fondant.

 

 

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1870 : En France, Emile Menier fait construire une usine moderne de production à Noisiel( seine et marne)

 

1893 : Aux Etats-Unis, le confiseur Milton S. Hershey découvre le matériel de fabrication du chocolat lors d’une exposition universelle à Chicago et il ouvre une usine en Pennsylvanie.

 

 

 

 

 

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1899 : En Suisse, Jean Tobler lance la barre triangulaire toblerone. En France, Pierre Suchard commercialise la tablette Milka.

 

Début 1900 : premières barres chocolatées. En Hollande, Kwatta invente les premières barres de chocolat de 30 grammes, Nuts créé sa barre du même nom aux noisettes. En Amérique Mars lance le « milky way »

 

Pendant la guerre de 14/18, le chocolat suit les poilus et les GIs dans les tranchées ( banania).

 

1930 : En Suisse, création du chocolat blanc par Nestlé afin d’utiliser les surplus de beurre de cacao.

 

 

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Produire du chocolat en quelques mots :

 

 

 

 

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-Ecabossage : les cabosses sont fendues avec une machette, vidées des fèves et de la pulpe

- Fermentation : première fermentation en anaérobie sur feuilles de bananier ( la pulpe se transforme en alcool). Deuxième fermentation lactique très rapide

- Séchage : au soleil ou séchoir pendant 15 jours

Expédition en chocolaterie

- Torréfaction : elle permet d’augmenter l’arôme. Cuisson à cœur ( 40 minutes à 140 °c) après nettoyage des graines qui sont ensuite décortiquées .

- Concassage et broyage:

A l’aide d’une meule, transformation en éclats ( nibs ou gué) ce qui donne la masse de cacao. Séparation du beurre de cacao par pression dans une broyeuse.

- Ajout d’ingrédients ( à savoir que plus il y a de sucre, moins le pourcentage de cacao sera élevé).

  

Chocolat noir : pâte de cacao + sucre+ éventuellement beurre ( ou graisse végétale)

Chocolat au lait : pâte de cacao + beurre de cacao( ou graisse végétale) + lait en poudre + sucre

Chocolat blanc : beurre de cacao + lait en poudre + sucre. Ne contient pas de cacao. Puis bien sûr ajout d’arômes, épices etc….

 

- conchage : action de chauffer le cacao afin d’augmenter l’homogénéité , l’arôme et l’onctuosité du chocolat. 12 heures à 70 °c dans une mélangeuse brassant le chocolat, ajout d’émulsifiants ( lécithine de soja)

- Tempérage : stockage des réservoirs à 40 °c puis tempéreuse ce qui va donner l’aspect brillant et lisse du chocolat.

- Moulage : après ajout d’ingrédients ( noisettes, riz soufflé) les moules passent dans une machine appelée tapoteuse qui répartit le chocolat dans les moules.

-Tunnel réfrigéré

 

 

 

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Connaître les variétés afin de bien choisir son chocolat :

 

  

Les variétés cultivées en Amérique centrale sont :

  

- CRIOLLO ( créole en espagnol) : 5 % de la production mondiale

Cacao vénézuélien à cotylédons blancs, cabosses rouges ou vertes.

Donne un cacao très fin et aromatique qui se retrouve principalement dans les produits de luxe des chocolateries.

  

- FORASTERO ( étranger en espagnol) : 80/90 % de la production mondiale

Cacao amazonien produit en Equateur, Brésil ey autres pays d’Amérique centrale ainsi qu’en Afrique de l’ouest. Cabosses vertes.

  

- TRINITARIO : hybride de forastero et criollo : 10/20 % de la production mondiale

Provenance Trinidad

 

 

 

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Classement ICCO pour les produits fins ou aromatiques

  

  

Les pays producteurs exclusifs

  

Ile Dominique, Jamaïque, Sainte Lucie, Grenade, St Vincent et les grenadines, Samoa, Suriname, Trinidad et Tobago.

 

Les pays producteurs mixtes :

 

Equateur, Venezuela, Costa Rica, Colombie, Indonésie, Papouasie nouvelle Guinée, Panama, Sao Tomé et Principe, Sri Lanka.

 

 

Et pour terminer en beauté, ma recette mexicaine préférée qui utilise du chocolat :

 

 

 

Le MOLE POBLANO

 

 

 

 

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Les sauces proposées ici sont exclusivement préparées au chocolat amer à très faible teneur en sucre. Ce poulet au chocolat est d'origine mexicaine d'un petit village Puebla dont c'est la spécialité. Merci à Cécilia qui nous a corrigé notre erreur, nous avions placé cette recette d'origine Italienne. Le Mole Poblano est très apprécié dans la péninsule. Marié à des épices fortes et des vins de choix, ce chocolat vous permet de découvrir de nouveaux plaisirs gustatifs.

Temps préparation : 45 minutes.
Temps cuisson : 150 minutes.
Difficulté : Moyenne.
Prix par personne : 3.45 €.
Calories : Moyennes.

 

http://www.recettes-et-terroirs.com/recette_detail-0-1323.html

 

Ingrédients pour 6 personnes



Mélange d'épices :


- 1 oignon blanc,
- 7 gousses d'ail,
- 2 tomates,
- 1/2 banane à cuire ou éventuellement une banane de plantain,
- 150 g de saindoux,
- 50 g de graines de sésame,
- 50 g d'amandes mondées,
- 50 g de cacahuètes,
- 50 g de raisins de Corinthe,
- 50 g de pruneaux dénoyautés,
- 1/4 cuillère à café de graines de coriandre,
- 1/4 cuillère à café de graines d'anis,
- 1/4 de bâton de canelle,
- 1/2 petit pain de la veille,
- 1/2 tortilla, pain plat fait de farine de mais,
- 37,5 cl de bouillon de poule,
- 1 pincée de sel.Pour le chil:
- 4 piments facultatif,
- 1/2 oignon blanc,
- 2 gousses d'ail,
- 1 pincée de sel,
- 60 grammes de chocolat mi-amer,
- 35 grammes de sucre semoule,
- 1 cuillère à café de canelle moulue,
- 60 cl de bouillon de poule. Autres ingrédients :
- 2 poulets environ 1,5 kg chacun,
- 3 pincées de sel,
- 50 grammes de beurre pour badigeonner le poulet,
- Poudre de paprika doux.

 

Préparation de la recette MOLE POBLANO



Pour le mélange d'épices, couper l'oignon en deux, une moitié en dés grossiers, et l'autre en rondelles.

Faire revenir l'un après l'autre à la poêle sèche, d'abord les dés d'oignon, puis les gousses d'ail.

Eplucher les gousses d'ail.

Blanchir les tomates 1 minute dans l'eau bouillante, les peler, les couper en quarts.

Pour le chili, nettoyer les piments et les épépiner.

Les passer sous le jet d'eau, les mettre dans une coupelle et les recouvrir d'eau.

Eplucher la banane, la couper en morceaux de 1/2 cm d'épaisseur.

Faire fondre un peu de saindoux dans une marmite et y faire revenir les gousses d'ail grillées et les dés d'oignons avecles tomates, retirer du feu.

Puis faire revenir l'un après l'autre dans un peu de saindoux, les rondelles de banane, le sésame, les amandes, les cacahuètes, les raisins de Corinthe, les pruneaux, la coriandre, l'anis et la canelle, retirer du feu.

Couper le petit pain et la tortilla en petits morceaux et passer au mixer avec tous les ingrédients grillés et le bouillon.

Dorer les rondelles d'oignons dans le saindoux restant, ajouter la purée, saler et laisser mijoter 1 heure à feu doux en remuant régulièrement.

Pour le chili :
Egoutter les piments, recueillir l'eau dans laquelle ils ont trempé.

Eplucher l'oignon et l'ail, les départager grossièrement.

Passer les piments, l'oignon, l'ail et un peu d'eau de trempage des piments au mixer, tamiser et saler.

Incorporer le mélange à intervalles de 10 minutes dans le mélange d'épices qui bout doucement.

Pour finir, y faire fondre le chocolat et le sucre.

Ajouter la cannelle et le bouillon. Visser un couvercle sur la marmite et laisser mijoter la mole 2 à 3 heures.

Préchauffer le four à 200°.

Passer le poulet sous le jet d'eau froide et l'essuyer.

Saler ses parois intérieures.

Le badigeonner de beurre sur tout le pourtour, l'assaisonner de sel et de poudre de paprika.

Le cuire au four 1 heure.

Découper les poulets et servir avec la mole.

 

 

 

Le cacao a t-il des vertus aphrodisiaques ?

 

C'était la nourriture des dieux pour les nations d'Amérique précolombienne qui lui donnaient une forte réputation aphrodisiaque. Cette réputation le rendit célèbre en Europe mais ce stimulant serait relativement faible et son effet érotique tiendrait plus du cérémonial qui entoure sa consommation que de réelles vertus aphrodisiaques. En revanche, les boissons chocolatées auxquelles on ajoute de la vanille, cannelle, graines de courges, mais aussi piments, piments de la Jamaique ou poivre-matico peuvent se prévaloir de propriétés proprement volupteuses.....

 

 

Caroleone

 

 

 

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